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Le rachat du Funiculaire par la Ville de Besançon (1941-1943)

Après quelques mois d'interruption, nous poursuivons notre exploration des archives du Funiculaire de Bregille.

Au début des années 1930, la Compagnie des tramways électriques au plateau de Beauregard, administrée depuis la démission d'Emile Picard (1928), par Joseph Billiotte (assureur à Besançon), se montre tout aussi rentable qu'elle l'avait été du temps de son fondateur, générant des bénéfices de l'ordre de 14 000fr par an. Il semble toutefois que durant cette période, la Compagnie ait limité ses dépenses d'entretien, négligeant quelque peu les bâtiments. Le trafic, quant à lui, reste stable, sans pour autant attaiendre les sommets des années précédentes (près de 180 000 voyageurs au milieu des annéees 20).

L'année 1935 marque un coup d'arrêt à cette relative prospérité, les bénéfices n'ayant jamais été aussi bas. D'après le Conseil d'Administration, "les maigres résultats beneficiaires de 1935 sont motivés par une nouvelle baisse des recettes de 5761 fr et une augmentation des dépenses de 6397 fr". On n'en saura pas plus...

Les événements politiques de 1936, notamment l'arrivée au pouvoir en France du Front Populaire, et l'adoption des lois sociales (semaine de 40h, congés payés...), auront une incidence directe sur les résultats de la Compagnie. Pour la première fois depuis plus de vingt ans, elle enregistre un déficit de 3840,15 fr. Les années suivantes verront les dépenses exploser. De l'ordre de 70 000 fr en 1936, elles atteidront 105 000 fr en 1938 et ne cesseront dès lors d'augmenter, alors que la fréquentation est en baisse. Cette hausse brutale est liée à la loi sur la semaine de 40h (les employés de la Compagnie effectuaient alors 70h...), obligeant à embaucher une seconde équipe. Pour couronner le tout, l'année 1938 sera le théâtre de nombreuses interruptions de service (au moins quatre) durant parfois plusieurs semaines, afin de remettre en état successivement les voitures, les stations, la voie, les machineries... Les plaintes des habitants sont nombreuses, si bien que la Ville est contrainte de mettre en place un service de subsitution par autobus aux heures de pointe, assuré par la Compagnie des Monts Jura.

( à suivre...)

 

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