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besancon - Page 64

  • Le Funi fait sa télé

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    La semaine dernière a vu se concrétiser un élément important pour la visibilité de notre Association : il y a quelques mois, nous avions été contactés par des reporters de TF1, désireux de consacrer un reportage à notre Funi, qui sera diffusé au journal de 13 heures sur cette chaîne.

    Ce reportage et desormais terminé en ce qui concerne les prises de vues : les reporters ont filmé les stations, la voie ferrée, les voitures stockées aux Ateliers municipaux ainsi que quelques photographies anciennes.

    Diverses personnes sont intervenues lors de ce reportage, notamment deux anciennes utilisatrices, un ancien wattman, le directeur général des Services techniques de la Ville de Besançon ainsi que le président de l'Association.

    Concernant la diffusion, nous vous tiendrons informés dès que nous aurons la date précise.

  • Projet de Funiculaire à Chaudanne (1899-1900)

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    Certes, beaucoup de Bisontins se souviennent du Funiculaire de Bregille, mais rares sont ceux qui savent que ce dernire a bien failli avoir un concurent du côté de Chaudanne! Dans une lettre du 5 février 1899 (le jour où Emile Picard suggère au Maire d'améliorer l'accès au plateau de Bregille, cela ne s’invente pas) est adressée au maire par un certain M Marchurez présente un projet de funiculaire à Chaudanne, de l’autre côté de la Citadelle ! Il s’agit là d’un véritable projet (bien qu’à l’état d’étude sommaire) assorti d’un plan et de spécifications techniques détaillées.

     

    Les arguments justifiant un tel équipement sont les suivants : Chaudanne offre un beau panorama sur la ville pour les touristes, cette installation viendra en complément des Bains salins (cf. 1898) et constituera une attraction pour la ville. Un hôtel avec parc adjacent est également prévu au sommet, à proximité du fort de Chaudanne.

     

    Concernant le matériel, il s’agit d’un funiculaire hydraulique à contrepoids d’eau. Le principal problème était l’absence de point d’eau au sommet, permettant d’alimenter le système. Pour y remédier, on envisage donc d’installer une chaudière à vapeur à proximité du Doubs, dont le moteur actionnerait tout l’ensemble.

     

    Cette personne, qui est sûre que son entreprise fonctionnera, ne sollicite aucune subvention de la Ville, elle lui demande juste la location des terrains nécessaires et une concession d’une durée de 75 ans. Ne restait à régler que le problème de l’hôtel, situé en partie sur des terrains militaires. Ce projet est examiné par le Conseil Municipal dans sa séance du 11 mai 1899, qui s’y montre favorable, sous réserve d’acceptation de la part des autorités militaires.

     

    Peu après, le 26 mai, Emile Picard sollicite à la Ville une concession pour l’établissement d’un funiculaire le long du sentier de l’Aiguille. Curieuse coïncidence...

     

    Mais le projet "concurrent" se révéla très vite irréalisable : en décembre 1899, Machurez informe la Ville qu’il abandonne définitivement le projet, suite à une campagne d’un journal local qui l’aurait ridiculisé. Bien que les raisons invoquées soient assez floues, cette décision était sage, puisqu’un courrier de janvier 1900, émanant du chef de Régie Militaire signale que la construction d’un hôtel sur le terrain militaire était impossible : il aurait donc fallu revoir intégralement le projet.

    Le projet de funiculaire à Chaudanne était donc définitivement enterré à l'aube du vingtième siècle.