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La saga du Funiculaire (1/10)

La station thermale de Besançon-les-bains, au début du XXe siècle

Pendant l'été, revivez avec nous la saga du Funiculaire ! Chaque mercredi, retrouvez un épisode de l'histoire de notre Funi, des origines à nos jours... Cette semaine : le contexte historique. 

À la fin du XIXe siècle, le quartier bisontin de la Mouillère et le plateau de Bregille, qui n'est alors qu'un petit village de 300 habitants, connaissent de grands bouleversements à la suite de l'implantation de la gare de la Mouillère en 1884, suivie du complexe thermal des Bains salins de La Mouillère en 1892-1893.

Le succès rencontré par la station thermale amène rapidement les pouvoirs publics à reconsidérer les abords des Bains, et plus particulièrement le plateau de Bregille, afin de proposer des équipements complémentaires : hôtels, stations de cure d'air, villas et appartements... ; l'initiative privée est alors largement encouragée.

 

Lors de sa séance du 20 mai 1898, la Société de médecine de Besançon formule le vœu : 

« De voir une entente s'établir entre les pouvoirs publics, les associations d'intérêt local et le conseil d'administration des bains, à l'effet d'éveiller, conseiller et encourager de toutes leurs forces, l'initiative privée, et de faire aboutir la création, au voisinage immédiat des bains, et plus particulièrement sur le plateau de Bregille, des centres de villégiature pourvus de moyens de communications suffisants et pratiques avec la Mouillère et la ville et permettant aux baigneurs de joindre aux bénéfices de la cure saline ceux d'une véritable cure d'air et d'une cure de moyenne altitude. ».

Le mot d'ordre est donc donné : il faut réussir à développer le secteur de Bregille et le pourvoir en moyens de communications efficaces. Émile Picard, riche propriétaire à Bregille et industriel-horloger, adresse alors une lettre au maire de la ville le 5 février 1899 :


« Besançon, le 5 février 1899,
Les soussignés ont l'honneur de solliciter de la bienveillance de la Municipalité de bien vouloir accéder à la demande ci-bas. Il s'agirait de faciliter une partie de l'accès au coteau de Beauregard, l'intérêt général en cause, attendu qu'à chaque saison, les propriétaires tiennent à la disposition des baigneurs des villas et des appartements meublés qui, par le mauvais état du chemin de Beauregard, ne peuvent louer les dits appartements. Ensuite de renseignements officieux, la municipalité étant disposée à accepter un projet de chemin ainsi que le tracé de plan, aux frais des propriétaires riverains, qui, tous, sont disposés à donner leur terrain gratuitement.

Ces divers propriétaires viennent, en attendant la réalisation du projet ci haut annoncé, et pour amoindrir les difficultés d'accès du chemin de Beauregard, d'en commencer l'empierrement et la réfection. Ils demandent, et prient la municipalité de bien vouloir leur en faciliter l'achèvement en les gratifiants de quelques voitures de groises et quelques journées des cantonniers attachés à la ville, au courant de ses travaux, afin que, pour la bonne saison, ce chemin devienne accessible aux nombreux étrangers qui nous visitent.

Espérant que notre demande recevra l'assentiment de tous nos conseillers, nous avons l'honneur de leur exprimer, avec nos salutations, tous nos remerciements. »


— Émile Picard [+35 signatures]

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